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Être à son meilleur


Avertissement : je ne suis ni psychologue, ni une professionnelle de la santé. Cependant, certains de ces trucs me furent offerts par une ergothérapeute et m'ont personnellement aidée à être mieux dans ma peau. Bien sûr, la recette magique pour se sentir mieux n’existe pas, cependant rien n'empêche de sensibiliser autrui.


Salutation! Le but de cet article, comme peut le laisser croire le titre, ne donnera pas des conseils sur comment s'améliorer physiquement, non plus une liste de produits de beauté essentiels ou les meilleurs exercices à faire pour mincir ou être musclé. Malgré que toutes ces choses pourraient aider quelqu’un à être à son meilleur, le bien-être n’est pas seulement une transformation physique, mais aussi un changement dans notre psychologie, notre perception, nos pensées, bref, de notre être intérieur. De plus, donner de simples trucs ne vont pas régler vos problèmes d’un seul coup ou augmenter votre estime immédiatement. Évidemment, se sentir mieux dans sa peau est un processus qui se traduit par «un enchaînement ordonné de faits ou de phénomènes, répondant à un certain schéma et aboutissant à quelque chose» d’après le Larousse. Ainsi, bien que des pratiques pour améliorer notre apparence visible peut aider notre estime de soi, celles-ci ne sont pas nécessairement accessible universellement pour diverses raisons (manque de temps, moyens financiers, etc.) Alors je vous propose 5 conseils très simples dont la mise en pratique peut s'avérer efficace pour atteindre un bien-être intérieur. Si vous les connaissez déjà, prenez-le alors comme un rappel!



1. Se valider


Je sais. Vous allez me dire «assez ridicule comme conseil», mais qui à changer ma perspective sur la façon dont je dois me considérer. S’auto-valider consiste, tout d’abord, à ne pas attendre la reconnaissance et l’acceptation de nos pairs (famille, amis, amoureux) sur nos choix de vie, nos comportements, mais à se donner cette acceptation nous-même. Je m’explique. Prenons l'exemple de lorsque vous vous sentez tristes ou stressés. Nous avons tendance à ne pas accepter cet état désagréable et même à s’en vouloir de se sentir de telle façon. Pourtant, ces sentiments sont normaux et communs à tous. Être stressé, triste, déprimé, ça arrive et c'est acceptable. Après tout, nous ne sommes pas des automates, mais des être humains.


S’auto-valider c’est se dire «à ce moment précis, je me sens triste, extrêmement stressé(e), anxieux(se), etc. et c’est correct, j’ai le droit de me sentir de cette façon, car ce que je vis n’est pas facile». C’est se rappeler que, même si un instant précis je me sens d’une telle manière qui ne m'est pas plaisante, elle ne définit pas ma personne puisque les émotions humaines sont soumises à des changements constants. Ainsi, puisque les émotions sont en fluctuations, il est important de ne pas se reprocher ce que nous vivons qui est surement déjà dur à gérer, mais au contraire de l'accepter pour ensuite dire : «Ça va mal, mais je sais que j'irais bien.»


Je tiens à dire que ce conseil peut aussi convenir aux personnes atteintes de troubles mentaux où s’auto-évaluer et se valider est un pas important pour arriver à mieux vivre avec dites troubles.


Souvent, on ne réalise pas que notre pire ennemi c'est nous même. Pourtant, les facteurs externes de la vie rendent déjà celle-ci assez difficile, alors pourquoi en rajouter plus? Au contraire, soyons notre propre allié. Ainsi, la prochaine fois que vous vous frustrerez contre vous-même, car vous êtes incapable de réussir une certaine tâche, tapotez-vous le dos et rappeler vous qu'il toujours possible réessayer jusqu’à succès de celle-ci. De même, ne vous en voulez pas d'être trop sensible ou de ressentir n'importe qu'elle émotion négative, au contraire, soulagez-vous en vous disant que ça va aller, on l'accepte, on évacue cette émotions indésirable, ensuite on se relève et on continue! Rappelez-vous, c'est correct d'être imparfait.




2. Apprendre à être seul(e)


Ce conseil je le dédie spécialement à mes adolescents et mes jeunes adultes qui sont souvent dans une phase de leur vie où l’amitié, les interrelations de groupe et s'intégrer sont très importants pour eux. Malgré qu'ils ne veulent pas toujours l’avouer (m'incluant moi-même!), cette étape remplie de changement en est une où on cherche l'acceptation des autres, à définir nos goûts et notre personnalité. Ainsi, on tisse des liens avec des gens qui nous ressemblent ou qui ont des qualités qui nous plaisent (drôle, ambitieux(euse),confiant(e) ).


Cependant, cet accompagnement constant ne nous permet pas de nous développer entièrement comme personne indépendante. C'est-à-dire, puisque nous en faisons une normalité d'être accompagné pour tout ce que l'on fait, on crée des lois non écrites. On se dit: «cette activité ne m'est pas possible, car je suis tout(e) seul(e).» Nos possibilités sont restreintes et des choses telles qu'aller au restaurant seul(e), aller au cinéma seul(e) sont des activités qui nous mettent mal à l'aise si elles sont accomplies seules, voir même qui nous gênent. Souvent, les questions, lors de ces situations, qui nous reviennent en tête sont «mais de quoi vais-je avoir l'air? qu'est-ce qu'on va penser de moi?» Toutefois, tandis que l'on refuse de faire une certaine activité, à cause qu'on est seul(e), on s'empêche aussi de combler parfois des envies, des souhaits et d'explorer notre monde en général.


Arrive alors le moment où on arrive face à une situation hors de notre contrôle qui nous oblige à être seul(e). La personne qui n'a jamais appris à vivre et expérimenter ce sentiment de solitude va alors se sentir submergé lorsque, contre son gré, elle arrivera face à la solitude. Ainsi, des situations tel qu'un nouveau travail, un déménagement, une nouvelle école ou simplement une sortie seule peuvent devenir des situations extrêmement stressantes et terrifiantes et le sentiment de solitude est amplifié, influencé par ces autres sentiments négatifs.


Ainsi, voila pourquoi je crois à l'importance d'apprendre à devenir confortable lorsque nous sommes seul(e). Il est important de comprendre que passer un moment seul(e) n'est pas nécessairement négatif, mais peut nous être bénéfique. Effectivement, cela peut nous aider à nous ressourcer, à réfléchir et prendre un moment pour nous.





3. Se valoriser soi-même


Connaissez-vous l'expression «Fake It Till You Make It»? Cet aphorisme suggère que, par l'imitation de la confiance ou de compétences désirées, tout en ayant un état d'esprit positif, une personne peut réellement atteindre et développer ces qualités souhaitées. Et c'est exactement ce que je vous conseille de faire pour atteindre un niveau d'estime convenable, ce qui est souvent difficile d'acquérir dans une société où nous sommes constamment comparé à notre voisin et où, pour être valider, il faut être le (la) premier(ère). Il arrive souvent alors qu'on sent qu'on n'est jamais assez et que notre travail aussi n'est jamais suffisant.


Dans ces moments là, cette technique qui consiste à se complimenter soi-même, à se répéter qu'on est assez bien, peut s'avérer efficace. En effet, pourquoi attendre que quelqu'un d'autre nous valorise et nous complimente lorsque peut-être cela ne nous satisferas même pas? Nul besoin d'attendre lorsque nous pouvons constamment le faire et qui de mieux que nous-mêmes pour savoir ce que nous voulons entendre comme compliment! Je vous garantis que simuler de la confiance peut réellement vous amener à vous sentir confiant(e).


Attention! Je vous prie de ne pas considérer ce conseil comme une forme d'arrogance, car celui-ci à pour but de vous aider à vous sentir mieux dans votre peau et non de vous sentir supérieur aux autres. Alors, si votre ego est déjà plus gros que la moyenne ce conseil n'est pas pour vous!







4. être fier(ère) de ses petites victoires


Dans tous les médias, que ça soit les journaux, la télévision et même les réseaux sociaux, on voit l'éloge des réussites de tout les genres: un nouveau record battu, les vedettes et leurs succès etc. sauf qu'on oublie souvent le processus qui se cache derrière ces magnifiques histoires, c'est-à dire les petites victoires cachées.

Évidemment, derrière toutes grandes choses spectaculaires se cache beaucoup de préparation et de travail qui sont essentiels pour le résultat qu'on désire. Un exemple concret serait la construction d'une maison. En effet, avant que celle-ci soit prête à être vendue, plusieurs heures de durs labeurs sont nécessaires. Que l'on pense aux mois de travail essentiels à la fondation de la maison, la construction des murs, l'installation des fils électriques, chaque étape compte pour que la maison soit solide et fonctionnelle. On peut se mettre d'accord que chaque étape (comparable aux petites victoires) est toute aussi importante que le résultat final (la grande victoire).


Alors, pourquoi a-t-on tendance à minimiser, même oublier, tous les efforts importants que nous avons données par simple fait qu'ils ne sont pas les plus impressionnants? Je crois à l'importance d'être fière de chaque action qui nous permet d'avancer dans nos buts et rêves et que celle-ci soit extrêmement petite et presque non remarquable ne devrait pas lui enlever sa valeur.


Durant les semaines, voir les mois où ma dépression était à son comble, les actions quotidiennes devenaient pour moi des défis de grandes tailles. Tout m'était difficile, car l'envie de vivre n'était pas présente. Pourtant, je me levais à chaque jour, faisais mes tâches, étudiait et essayait de maintenir une vie sociale, malgré que chacune de ces actions me demandaient de fournir des efforts énormes. Malgré mes efforts constants de vivre une vie «normale», je m'en voulais, car je n'étais pas capable de sortir de cet état de détresse et de grande tristesse ne réalisant pas que le simple fait d'être en vie était, à ce moment, une victoire en soi. Ce fut qu'après beaucoup de travail pour améliorer ma santé mentale que je compris que le seul fait de me lever chaque jour et respecter mes engagements étaient des victoires significatives pour l'état dans lequel je me trouvais. Encore plus, je devais être fière de celle-ci puisque ce sont ces petites victoires qui m'ont permis d'avancer et d'atteindre un meilleur état mental. Bien sûr, du point de vue d'une autre personne ce je vivais ou ce que vous vivez présentement peut sembler banal, mais cela importe peu en réalité. On ne peut connaître la lutte que quelqu'un mène tant qu'on ne la pas vécu nous-même.


Alors la prochaine fois que vous sentez que vous ne faites pas assez, prenez deux minutes pour réfléchir à tous les sacrifices et efforts que vous avez dû faire et célébrez vos petites victoires, car c'est grâce à elles que vous avez pu vous rendre jusqu'ici.




5. Parler, s'ouvrir


Ce dernier conseil n'est sûrement pas une surprise pour aucun de vous, mais je crois à l'importance de toujours répéter celui-ci, car ce n'est pas le plus facile à appliquer. Malgré que de plus en plus, nous somme sensibiliser, que ça soit dans les écoles ou à travers les médias, à parler lorsqu'on ne sent pas bien, le premier pas reste toujours difficile à faire. Que ça soit par manque de ressources, la peur d'être jugé, d'être incompris ou encore sentir qu'il n'y a pas de solution, vous ne serez jamais sûr(e) du résultat tant que vous ne vous ouvrerez pas. Encore plus, je peux vous garantir que vous avez plus de chance de vous rencontrez face à quelqu'un qui va sympathiser avec vous et qui va faire son possible pour vous écoutez et vous aidez que le contraire. Cependant, si vous n'êtes pas sûr(e) à qui vous confiez, il existe maintes ressources qui sont à votre écoute et qui ont été créées spécialement pour que vous ne souffriez pas en silence. De plus, si vous hésitez à vous ouvrir par ignorance de comment votre auditeur(trice) réagirait, vous pouvez toujours commencer par lui confier une petite partie de vos problèmes et à partir de cela voir si non seulement vous vous sentez à l'aise avec cette personne, mais si son support émotionnel est celui qui vous convient.


Rappelez-vous. S'ouvrir aux autres et parler de vos problèmes n'est pas un signe de faiblesse, mais un signe que vous êtes un simple humain qui ne peut tout contrôler ni tout régler par lui-même. Nous avons tous besoin d'être rassurer et aimer pour bien fonctionner et ainsi être à notre meilleur.


Ressources en cas de détresse :

  • Police : 911

  • Suicide Action Montréal : 1 866 277-3553, site web: http://suicideactionmontreal.org/

  • Tel-Aide : 514 935-1101, site web: http://www.telaide.org

  • Tel-jeunes : Montréal : 514-288-2266 Ligne sans frais : 1-800-263-2266 www.tel-jeunes.com

  • Portail Santé Québec (Information et ressources diverses dans votre région (les CLSC, notamment) : http://sante.gouv.qc.ca

  • Revivre (Anxiété, dépression, bipolarité) : 1-866-REVIVRE (738-4873), www.revivre.org

  • SOS, violence conjugale : 1-800-363-9010, www.sosviolenceconjugale.ca

  • Drogue: Aide Référence: 1-800-265-2626, www.drogue-aidereference.qc.ca

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