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Une histoire de café

Corsé, velouté, café brun, ambré, mi-noir, noir, expresso, cappucino, latte sont tous des termes qui se promènent de la chaîne de café Tim Hortons au café à style unique tel le Crew Collective & Café ( un des plus beau café à Montreal ! ). Nonobstant le look que l'on veut donner à notre boisson ait et à part les modalités ( sans crème, avec crème, 2 laits, 3 sucres ), que connait-on du café? D'où vient-il ? Qui le cultive? Pourquoi est-il si populaire?

Sa découverte


Le caféier, l'espèce de plantes donnant la grain de café, est originaire d'Éthiopie, plus précisément de la province de Kaffa ( une province supprimée en 1995 lors de la réforme constitutionnelle du pays). Cependant, avant d'être consommées aujourd'hui sous forme de boisson liquide, les baies du caféier étaient séchées, grillées et moulues de manière à obtenir des pains qui, non seulement permettaient d’ôter la faim, mais d'aussi garder une personne éveillée. Par la suite, celles-ci se sont répandues dans les pays de la péninsule arabique ( Arabie Saoudite, Bahreïn, Koweït, Yémen, etc.) où les arabes commencèrent à les utiliser de manière innovante. Effectivement, ils ne mangeaient plus les baies, mais bouillaient les grains dans l'eau pour préparer une infusion qui devint très populaire grâce, entre autre, à la prohibition de l'alcool, car elle servait de substitut. On l'appelait alors « قهوة », prononcé « K'hawah », signifiant « revigorant » . Par la suite, la café va être introduit en Perse, Égypte, Afrique du Nord et en Turquie où le premier point de vente de café, Kiva Han, ouvre en 1475 à Constantinople. Sa popularité va être telle qu'en 1630 au Caire on compte environ un millier de cafés. La café arrivera ensuite en Europe grâce aux marchands vénitiens et il devient rapidement populaire chez les moines pour les mêmes raisons qu'il l'est des imams : il permet de veiller longtemps et de garder l'esprit clair. La culture du café va ainsi déferler en quatre vagues et se répandant en Indonésie, Inde, Suriname et Saint-Domingue (Haïti de nos jours).


Marchands de café

Du grain à la boisson


Les étapes pour arriver aux différentes boissons à base de café sont usuellement moyennement connus de ses consommateurs. Tout d'abord, il est important de savoir que la graine de café est le produit final d'une série de préparation. Tout commence par la récolte des cerises mûres à point qui sont ensuite séchée ou laver, deux processus permettant de se débarrasser de l'enveloppe charnue qui recouvre la fève (que l'on veut). À la suite de cette étape, il est important de trier les fèves pour enlever celles endommagées, décolorées ou pourries encore. Puis, avant la torréfaction, il ne reste qu'à enlever mécaniquement la coque où se trouve à l'intérieur le grain de café vert. La torréfaction du café est l’action de cuire, de chauffer, de griller de façon à transformer le grain de café vert en grain de café torréfié. Cette étape, des plus importantes, va être celle qui va donner son arôme à la graine de café grâce à la chaleur de haute intensité mise sur elle. Tel que le vin, l'arôme joue un rôle important dans le plaisir qu'on éprouve à boire un café. La torréfaction a également un impact sur la couleur du grain : de blanc ou vert, il devient ensuite blond, brun, brun foncé ou noir. Plus les grains sont grillés longuement, plus ils prennent une teinte foncée et plus ils offrent un arôme corsé. Ainsi, on parlera de café brun, ambré, mi-noir ou noir. Vendu en grains ou moulu, les deux sont des alternatives excellentes tant qu'ils sont bien emballées.


Torréfaction du café

De nos jours


Il arrive souvent que l'on associe la culture du café à de grandes entreprises qui exploitent des milliers d'hectares. Cependant la réalité est que 70% du café que l'on consomme provient d'exploitations principalement familiales exploitant le plus souvent en bas de cinq hectares (50 000 m² ). La culture de ces petits producteurs est généralement respectueuse de l’environnement, en particulier parce que ce mode de culture nécessite peu de pesticides et d’engrais chimiques. De plus, la production de café fait vivre un grand nombre de personne puisque la cueillette est rarement mécanisée. Ainsi, seulement au Brésil, on estime de 230 000 à 300 000 le nombre de fermiers vivant du café et à trois millions le nombre de personnes employées. À l'échelle mondiale, ce sont 25 millions de petits agriculteurs de 60 pays différents qui, malgré le fait qu'ils produisent la totale majorité de la production mondiale de café, n'arrivent pas à gagner suffisamment pour vivre convenablement.


Tandis, que les petits cultivateurs de café ont du mal à bien vivre, en 2016, le Canada se classait troisième parmi les consommateurs de café au monde après la Finlande et les Pays-Bas. D'après une étude de la même année menée par la « Café Association du Canada », 67% des canadiens âgés entre 18 et 79 ans consomment du café quotidiennement. Ainsi, cela montre clairement que le petit salaire que font les fermiers n'est pas en raison de la popularité décroissante du café. Au contraire, c'est un produit de plus en plus consommer. Alors qu'elle est la raison de cette inégalité?



Malgré le fait que café soit un produit en pleine expansion, la production mondiale fluctue d’une année à l’autre due aux conditions climatiques, aux maladies et à d’autres facteurs. Cette fluctuation fait en sorte que le commerce du café est instable et son prix aussi. Ainsi, les familles agricoles qui dépendent du café comme revenu de subsistante sont les premières touchées par cette instabilité. Encore plus, le revenu annuel d'un producteur de café se situe entre 600$ et 1200$ en Amérique latine, et à moins de 300$ en Éthiopie et cependant, le chiffre d'affaires de Starbucks est de 8 milliards$US, ce qui équivaut à 75% du PIB de l'Éthiopie, cinquième producteur de café au monde.


Ainsi, pour réduire l'inégalité qu'il existe entre producteurs, intermédiaires et consommateurs, il important d'opter pour une proche bénéfique pour tous : le commerce équitable. Effectivement, ce système d'échange, permet de créer des opportunités pour les producteurs qui sont économiquement en situation de désavantage face au commerce conventionnel mondialisé. De plus, ce système vise à une égalité des sexes, de meilleurs conditions de travail pour les producteurs et encourage de meilleurs pratiques environnementales.



Alors, la prochaine fois que vous allez acheter ou consommer du café, prenez deux secondes pour voir s'il existe une alternative qui support le commerce équitable et ainsi le café équitable, car il s'agit plus qu'une simple histoire de café !

Logos certifiant le commerce équitable

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